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Frédéric
Maybaum (par Ekéssapélorio Kézac,
biographe des Tsars) |
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Né un 4 juillet à Nantes, le fringant Frédéric
Maybaum est de la trempe de ceux qui osent se mouiller. Il n'hésite
pas à relever le col, retrousser les manches (les siennes, parfois)
et mettre la tête dans le guidon (il a fait l'inverse, une fois...
on n'a jamais récupéré les poignées de freins)
pour arriver à son but et à ses fins, voire à atteindre
son objectif (car il fait aussi de la photo de jardins sans nains).
Tout petit, déjà, il démontait les moulins à
café, les robots ménagers, les voitures de son père
(oui, "les" voitures, et alors ? c'est pas de sa faute s'il est
né nanti à Nantes et anti-nains, hein...) ainsi que le djouque-box
du Café de la Poste pour voir "comment c'est que ça marche
dedans".
Il n'a jamais rien remonté comme il faut, évidemment, mais
bon c'est normal, c'était qu'un gosse, après tout, et loin
d'être surdoué. Le jour où ils en eurent assez de ses
expériences (le carburateur de la 504 donnait un drôle de goût
au café et "les" voitures de son père jouaient les
tubes de Dave en boucle), ses parents l'inscrirent en pension dans une laverie
automatique cubaine tenue par le moine Claude, qui devint sa seconde famille.
(S'ensuit une période assez longue sur laquelle nous n'avons que
très peu d'informations. Il y a bien eu quelques photographies prises
dans le bois de Boulogne qui ont circulé sur le Net, mais l'intéressé
n'a jamais voulu les authentifier... ni nier leur authencité, d'ailleurs,
le gredin !!)
Quelques années plus tard, Frédéric fait la une des
journaux du monde entier. Résidant dans le Yorkshire (qui mourra
écrasé par un hooligan ivre... enfin, un hooligan, quoi) il
parcourt la planète de réceptions en colloques pour exhiber
devant un public médusé, son énorme collection de pin's
d'Henri Guibet, qui ne compte pas moins de 1.689 pièces (la collection,
pas Henri...).
C'est à peu près à cette même période
qu'il ouvre son restaurant sur Piccadilly Circus, dans les cuisines duquel
il concocte lui-même les plats qui sont servis aux clients par une
jeune russe, transfuge euh... russe, donc, qui ne tarde pas à ravir
son coeur. Dans l'euphorie de cette rencontre, Frédéric crée
alors les fameuses "Pâtes de Fruit Braisées au Mascarpone",
bientôt suivies, dans un maelström de créativité
débordante et de génie culinaire, par les "Sushis de
Poisson Pané Flambés à la St Yorre" et la "Pizza
au Nutella Moulée à la Louche". Les connaisseurs sauront
de quoi je parle.
Aimant parier à 14 heures (non, à 16 heures, perdu !) il perd
quasiment tout ce qu'il possède lors d'un malheureux concours de
Belote dans la finale duquel il fait un "Tapis Banco" contre son
adversaire chypriote, double détenteur du titre (et dont le corps
sera plus tard retrouvé flottant dans les eaux territoriales corses,
à quelques encâblures de chez Francis). Magnanime et encore
vivant à ce moment-là, le Champion de Chypre laissera repartir
Frédéric avec un pot de Nutella, un pin's lumineux à
synthèse vocale dont le "bonjour, c'est Henri!" flotte
encore lugubrement dans nos mémoires, le Yorkshire ressuscité
et la serveuse russe sus-citée qui lui déclarera cette phrase
désormais célèbre, "on va t'venger de Chypre,
tu m'entends ? de Chypre !".
En 2000 et des brouettes et quelques truelles, Frédéric refait
surface en France Métropolitaine, après avoir traversé
la Manche en apnée. C'est lors d'une Rave organisée par son
pygmalion (le moine Claude, suivez un peu !!) et sa compagne de toujours,
Lady Michèle, qu'il rencontre Denis Castellan, son haltère
Egaut (l'haltère qu'il vous faut!), qui s'est retrouvé là
par hasard et en voiture, en cherchant un raccourci que jamais il ne trouva
(pourtant c'était vachement bien indiqué, il avait un super
plan, la nuit était claire et on avait dit la deuxième à
gauche, pas la troisième...).
Fut-ce le beat incessant de la Trancetechnoacidgoahardcore, martelé
par ces énooooormes haut-parleurs ou une conjonction particulière
des étoiles et du trigone de mars dans la lune de Jupiter (le veinard)
ou encore une prophétie qui se réalisait ? Toujours est-il
qu'ils se firent face, se jaugèrent, s'observèrent, se toisèrent,
fredastèrent et se parlèrent, en même temps, chacun
disant à l'autre la même phrase, sur le même ton, au
même moment : "ça te dirait de bosser avec moi sur le
Débilitron" ?
La légende était née. |
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