Denis Castellan (par Ekéssapélorio Kézac, biographe des Stars)

Né en moins et des poussières avant même que le concept du Big Bang ne germa dans l'esprit fertile des savants les plus fous, d'une mère toreadeuse et d'un père torré(paducouriépourmoi)facteur, Denis Castellan, dit "Tire-en-bique" en raison d'un goût prononcé pour les ovinés de toutes sortes avec une préférence clairement affichée pour les mouflons (surtout ceux qui chantent), se révèle très tôt (vers 4h 30 du matin) un enfant surdoué, touche-à-tout (au grand dam de sa gouvernante prussienne, l'opulente Brigit, qui fut souvent obligée de le punir en lui faisant écouter des musiques qu'il ne composerait que bien des années plus tard) et féru de tout ce qui commence par "zkru" ou se termine par "kxos" ou contient "chrpi" entre la 3ème et la 7ème lettre (autant dire qu'il s'emmerdait grave). Désireux d'encourager les vocations certes étranges de leur fils prodigue (et aussi un peu de s'en débarrasser), ses parents l'envoient alors suivre des cours dans un établissement spécialement conçu pour les surdoués de son espèce. Là, au Pitalpsi Chiatrique, le jeune Denis découvre les joies de l'empilage de savonnettes en forme de rabot ainsi que l'art ô combien délicat de l'élevage de râpes à fromage en milieu aqueux ou pas. Mais au bout de 15 années passées entre ces murs d'un blanc immaculé, Denis, las et déçu de ne pas trouver d'écho à ses aspirations métaphysiques (rappelez-vous, déjà tout petit : "Et si je mets mon doigt là, ça fait quoi, Brigit (putain con, fada) ?" - "Ca fa faire PAF, petit karnement !"), décide de s'évader de cette prison dorée où il croupit depuis déjà trop longtemps.
Par un beau matin de printemps à moins que ce ne soit un soir bien pourri au milieu de l'hiver, il quitte discrètement les lieux déguisé en panneau de signalisation (un "Interdiction de tourner à droite sauf cas exceptionnels et encore ça dépend faut me demander", si mes souvenirs sont exacts) et en passant par le conduit des WC (il se promit d'ailleurs que la prochaine fois qu'il s'évaderait, il choisirait un jour autre que celui du célèbre cassoulet-crème fraîche de Mémé, la cuisinière attitrée de l'établissement). Libre, il rejoint à la hâte un réseau de clandestins sud-sud-ouest-allemands et file avec eux vers le soleil dans une petite île des Antilles Belges (juste à côté des Antilles Purée). Là, c'est la vie de pacha qui s'offre à lui : pique-niques à longueur de journée sur des plages de sables fins, musique douce, colliers de fleurs, monoï (non, promis, c'est vrai !), et l'amour-passion qui lui tombe dessus en la personne d'un jeune perroquet dyslexique qu'il baptisera tendrement Gerard en hommage à Sim, son idole de toujours devant les photos duquel il se... non, rien.
C'est à l'ombre des cocotiers géants et bercé par le taboulé, euh non, le tamouré, qu'il composera les symphonies si entrainantes que lui jouait jadis cette brave Brigit, sans doute inspiré qu'il était par la majestitence du paysage et la grandiloquitude des adjectifs qui lui étaient apposés.
Hélas toutes les bonnes choses ont une fin, et le putch savamment orchestré par l'arrière-grand-mère maternelle par alliance de Bob Denar le contraint à quitter précipitemment son petit paradis et à rejoindre la métropole en 4x400 nage libre avec un radeau juché sur son dos (radeau sur lequel se tenait un rabbin de bas étage), sans même avoir le temps d'emmener ce pauvre Gerard avec lui (aux dernières nouvelles, ce dernier ruminerait sa vengeance contre "l'efnant ed salo" (sic) qui lui a promis monts et merveilles (perles de pluie, pays où il ne pleut pas, tout ça...) puis s'est enfui comme un voleur sans même reconnaître le fruit de leur union). C'est amaigri et le coeur lourd, mais le teint impeccablement hâlé, qu'il regagne l'éther de son enfance pour s'apercevoir que les choses ont bien changé depuis son départ. L'électricité à fait son apparition et les gens se déplacent à l'aide d'étranges machines sur 2 ou 4 roues... Soucieux de faire couleur locale et d'effacer le triste souvenir de son perroquet disparu, il se portera acquéreur d'un splendide modèle dont il sera un conducteur chevronné, toujours prêt à cruiser (tomr ?), catogan au vent et toutes moustaches dehors, sur les petites routes escarpées de la côte basque. C'est d'ailleurs au cours d'une de ses innombrables virées nocturnes au volant de son rutilant bolide jaune caca d'oie qu'il fera la recontre d'un individu étrange de près de 20 30 40 50 ans son cadet, Frédéric Maybaum. Intrigué par ce jeune artiste en vogue qui lui rappelle tellement ses folles années de débauche quand il mangeait des arapèdes en gratin, il décide de le prendre sous son aisselle et s'embarque sans le savoir dans une folle aventure...

Comment deux êtres dont les générations respectives ne se touchent même pas ont pu ainsi se croiser ? Le mystère reste entier... Toujours est-il qu'ils se firent face, se jaugèrent, s'observèrent, se toisèrent, fredastèrent et se parlèrent, en même temps, chacun disant à l'autre la même phrase, sur le même ton, au même moment : "ça te dirait de bosser avec moi sur le Débilitron" ?
La légende était née.
 
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